19/07/2018

Escale Flash : Annecy (Haute-Savoie)


Bienvenue chez moi, c'est ici que mon âme prend sa source.
Et maintenant, en route pour Une Autre Histoire!



Petit popcorn salé, mouillé dans son rafraîchissant velouté de melon.
Une introduction légère et sympathique!


Saumon d'Ecosse accompagné d'une crème fouettée au Yuzu.
Beaucoup de fraîcheur pour cette entrée, un grand classique légèrement revisité.


Quand la mangue, l'avocat et le biscuit sablé se mêlent à la chaire tendre de la Daurade...
C'est un bonheur pour les yeux, comme pour les papilles.



 Jolies noix délicatement cuites, parfaitement fondantes, aux effluves de Combawa.
De la finesse, encore de la finesse.


Roi des lacs alpins, l'Omble est le poisson phare de la région.
Une texture moelleuse, associée au croquant des légumes et au parfum de verveine...


Voyage exotique en une seule coupe : vanille, rhum, ananas, mangue.
La Guadeloupe nous envoie ses saveurs fruitées et épicées.


Un trésor d'Amérique du Sud à l'honneur, marié à un produit phare du Maroc.
La barre au Chocolat Carraque est très goûteuse, et l'huile d'Argan d'Essaouira lui va si bien.

Particulièrement intéressant avec le Tartare de Daurade...
Le Sauvignon du Domaine Chavet s'exprime tout en subtilité.
Discret,citronné, frais.


Particulièrement intéressant avec les Noix de St-Jacques...
Que dire du Pinot Gris du domaine Bott-Geyl?
Tout en équilibre, rond, floral.

13/06/2018

Saga de l'Été : Pizza Facile


Cette année encore, l’Été rime avec beau temps, plage, voir même Méditerranée, et surtout... FOOTBALL! Eh oui! 2018 est une année de Coupe du Monde, et qui dit foot dit pizza, évidemment. C'est donc en tout logique que je vous présente aujourd'hui une recette toute simple de pizza maison, en respect avec la saison. Je l'ai même appelée la "Pizza Facile", c'est dire! Commençons sans plus attendre, chers gourmets :

- 1 pâte à pizza maison (recettes fiables innombrables sur internet) ou achetée (c'est un peu moins bien, on va pas se mentir, mais ça passe).
- 200g de filet de poulet.
- 1 dizaine d'olives vertes.
- 1 courgette tranchée en rondelles.
- 1 tomate rouge classique (cœur de bœuf si vous voulez, mais rien d'obligatoire), tranchée en rondelles.
- 1 tomate noire de Crimée tranchée en rondelles
- 1 pot/tube de sauce tomate.
- 1 boule de Mozzarella di Bufala tranchée en rondelles comme vous pouvez.
- 1 pincée généreuse d'herbes de Provence.
- 1 pincée mesurée d'origan séché.
- 1 pincée chirurgicale de poudre de piment d’Espelette (ça fait trois pincées pour seulement deux mains, comment allez-vous donc faire?).


 Allons-y pour ce festin estival! Premièrement, déroulez votre pâte sur votre plaque de four (sinon, ça va être vraiment compliqué pour la suite...), étalez dessus la sauce tomate afin de la recouvrir d'une fine couche (délicate et subtile, pas de "sauce à la pâte" donc...). C'est ensuite le moment de la pincée d'herbes de Provence, recouvrez généreusement la sauce ainsi. Poursuivez sur votre lancée en répartissant les rondelles de Mozzarella, celles de courgette et des deux variétés de tomates également. Enfin, coupez les filets de poulet en petits bouts avant de les déposer sur cette merveilleuse pizza, saupoudrez d'origan et de piment d’Espelette (avec grâce et volupté, si possible) et enfournez pendant environ 25 minutes à 200°C. Lorsque la pâte commence à griller sur les bords (avant si vous préférez la croûte non grillée, ne faites pas les ignares!), ressortez la pizza le temps de placer les olives vertes selon vos envies (elles seront alors "fraîches", et apporteront un léger croquant à la recette), puis renfournez quelques minutes, histoire de réchauffer l'ensemble.

Votre pizza est fin prête, mais je vous conseil de la laisser tiédir un instant avant de l'entamer (surtout si vous avez tendance à mettre un peu trop de sauce), ce qui vous laisse le temps d'ouvrir le vin blanc ou rosé, que vous aurez consciencieusement mis au frais au préalable bien sûr. Pour cette fois-ci, je vous recommande un joli blanc méconnu de Gaillac, du Terroir de Lagrave (nom du domaine), la cuvée "Fraîcheur Perlée" sera on ne peut plus appropriée en ces premières grosses chaleurs de Juin. Les cépages Loin de l’œil et Sauvignon vous apporteront leur aromatique franche sur les agrumes, tout en conservant un fil sec et droit, parfaitement équilibré pour accompagner les légumes de la Pizza Facile et ses saveurs provençales.

Avec ça, il ne manque plus que l'équipe de France devienne championne du monde en Russie, et ce sera le comble du bonheur! Non?

03/06/2018

Les petites phrases cocasses et caustiques Vol.4


La saison estivale approche à grands pas, et voici déjà le quatrième volet des "petites phrases cocasses et caustiques" sur Franc-Gourmet. Vous connaissez le principe : je relève ici les "meilleures" interactions avec mes clients, histoire d'en rire... Vous êtes prêts? C'est parti!

Note : si vous vous reconnaissez dans ces quelques citations, sachez que ce n'est pas si grave. Les cavistes et les sommeliers sont là pour vous répondre, quoi qu'il arrive! Et puis, ces mêmes lignes vous permettront, certainement, de mieux saisir le côté cocasse de ces situations, lorsque l'on se trouve de l'autre côté de la barrière du moins.


Cas n°1 :

Client(e) "Auriez-vous un vin qui ne rende pas malade?
Franc-Gourmet - Au bout de deux-trois bouteilles par personne, il y a un risque, quelque soit le vin en fait."

C'est comme chercher de l'acool qui ne rende pas saoul, à peu près...


Cas n°2 :

Client(e) "Je cherche un vin qui soit fait à partir du cépage Suisse, le Pinot Noir.

Franc-Gourmet - Ah oui! Le fameux cépage Suisse de Bourgogne!"

Le Pinot Noir étant avant tout le raisin des grand rouges de Bourgogne, c'est assez cocasse de le présenter comme un cépage Suisse. Mais c'est peut-être aussi mon cœur chauvin qui parle.


Cas n°3 :

Client(e) "Je voudrais une bonne bouteille de rouge. Que pensez-vous de celle-ci?

Franc-Gourmet - Je suis dans le regret de vous annoncer que c'est une bouteille de blanc, celle-là..."

Le concept ophtalmo-caviste pourrait avoir du sens, finalement.


Cas n°4 :

Client(e) "Je cherche du crozet, en vin rouge.

Franc-Gourmet - Vous voulez certainement parler du Crozes-Hermitage, de la Drôme.

Client(e) - Oui, le crozet quoi.

Franc-Gourmet - Ben non, pas le crozet! C'est soit Crozes, soit Hermitage, l'entre-deux n'existe pas... De plus, les crozets ce sont des petites pâtes carrées Savoyardes, donc absolument rien à voir!"

La personne est sûre d'elle en plus, limite fière de connaître le nom d'un vin... Ça m'agace, ça m'agace!


Cas n°5 :

Client(e) "Bonjour, je souhaiterais un Cognac XO, entre 20 et 30€.

Franc-Gourmet -Et moi je voudrais vraiment trouver une Porsche au prix d'une Twingo, vous savez."

On a tous le droit de rêver. Le Cognac à la mention XO étant un des plus hauts de gamme (car assemblage de vieilles années) existant sur le marché, même chez les petits producteurs il n'en existe pas à moins de 50€.


J'espère que ces petites anecdotes vous ont plu! Je vous dis à la prochaine les gourmets!

20/05/2018

Escale : Beaune (Bourgogne)

S'il n'y a qu'une ville à visiter en Bourgogne, c'est bien Beaune. Capitale viticole de la région, l'histoire de la cité est indissociable de son aspect gastronomique. Fiefs de maisons incontournables, les Côtes de Beaune regorgent de pépites de toutes couleurs. Le Chardonnay, pour le blanc, est roi, tandis que le Pinot Noir demeure le cépage rouge majeur essentiel (à l'image de la région toute entière). Culturellement, flâner dans le cœur authentique de la ville suffit au dépaysement, de par l'architecture bien particulière des bâtiments qui vous entoure notamment.


Les Hospices sont évidemment incontournables, et constituent un musée riche en enseignements du passé. Impossible de rester de marbre face à l’œuvre des vies de Nicolas Rollin et Guigone de Salins. Bien entendu, la Bourgogne est non seulement une place forte historique, elle est aussi une pierre angulaire de la gastronomie Française. En effet, bon nombre d'adresses valables demeurent à Beaune.

Le 21 Boulevard et le Caveau des Arches (deux beaux établissements de niveau gastronomique) tiennent une place toute particulière dans mon cœur (et mon estomac), je fis toutefois cette année une découverte plus modeste : l'Hôtel-Restaurant Le Central. Idéalement placé à côté des Hospices, la carte de l'établissement est simple (spécialités locales, essentiellement) et relativement épurée (pas de liste à rallonge, proportionnelle à la taille du restaurant notamment), ce qui m'a particulièrement attiré de prime abord. De plus, les prix sont vraiment abordables et raisonnables : menu à 3 plats à 23 €, ou 2 plats à 17 €.

La carte des vins du restaurant est dans la lignée de celle des mets, bien qu'un brin plus fournie (logique à Beaune), pour convenir quasiment à tout le monde. Voici donc la teneur précise du déjeuner prit dans ce joli restaurant; entre modernité (pour la déco intérieure) et cuisine traditionnelle :


Demi-douzaine d'escargots de Bourgogne (en accord avec le Pouilly-Vinzelles de Joseph Drouhin).


 Bœuf bourguignon et gratin de pommes de terre (la route à suivre m'a empêché de prendre du vin rouge en accompagnement, pauvre de moi).


Pas de dessert cette fois-ci! Bien que je sois également passé dans une épicerie, afin de faire le plein de pain d'épices (une énième spécialité régionale). Bref, cette journée bourguignonne fût somme toute bien sympathique!

A bientôt, pour une autre escale gourmande les gourmets!